| Ivanovitch Makhno, entre blancs et rouges |
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| Culture - Histoire | |
| Vendredi, 24 Juillet 2009 04:35 | |
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En 1917, une armée des Volontaires, constituée essentiellement d'officiers et de cadets, veut se porter garante d'une Assemblée Constituante élue par le peuple. Suite à la dissolution de l'Assemblée par Lénine, en janvier 1918, les Volontaires déclarent la guerre aux bolchéviques. Portant un ruban blanc pour se distinguer de leurs ennemis, ils sont dès lors appelés les « blancs ». Les différentes factions blanches se retrouvent bientôt sous le commandement unique du général Dénikine. Devant la menace que représentent les troupes de Dénikine, Lénine et Trotsky créent une nouvelle armée (« armée rouge des ouvriers et des paysans »), composée d'un nombre important de Polonais, Chinois, anciens prisonniers de guerre hongrois, serbes, allemands, et anciens officiers tsaristes, tandis que la plupart des soldats russes sont recrutés de force, le régime de Lénine étant desservi par sa politique agraire et ouvrière. Makhno et ses troupes se soulèvent immédiatement contre les « blancs », mais hésitent à se battre aux côtés des rouges. Cependant, suite à la dispersion du soviet d'Ekatérinoslav (capitale régionale) et à l'arrestation de six bolchéviques par les pétliouriens (armée de Simon Petlioura, président du Directoire ukrainien), Makhno accepte d'intervenir. Non seulement par solidarité pour la révolution mais dans l'espoir aussi de s'emparer de l'arsenal de la ville. Le 27 décembre 1918, les makhnovistes attaquent la garnison. Les pétliouriens se retranchent dans la ville où des combats de rue durent plusieurs jours. Jours pendant lesquels les rouges tentent de s'accaparer le pouvoir local. Mais Makhno, qui comprend rapidement le but de leurs manœuvres, les chasse. Dès lors, les rouges n'assument plus leur rôle d'alliés. L'expédition est un échec cuisant pour les makhnovistes [réf. nécessaire]. La population, fuyant devant l'armée des blancs qui pillent, violent et fusillent [réf. nécessaire], cherche à rejoindre Gouliaï-Polié, centre de l'insurrection. Des centaines de paysans viennent grossir les troupes makhnovistes qui se reforment rapidement. Mais les armées de Dénikine ne cessent de progresser, il faut donc agir au plus vite, aussi le 26 janvier 1919 un accord entre rouges et makhnovistes est signé. En échange d'approvisionnement et d'armes, les makhnovistes acceptent de devenir la « 3e brigade du Dniepr », partie intégrante de l'armée rouge. Malgré cet accord, les bolchéviques, inquiets du nombre croissant d'anarchistes et de socialistes révolutionnaires au sein des troupes de Makhno, ne distribuent des armes aux insurgés makhnovistes qu'au compte-gouttes. Ils abandonnent d'ailleurs bientôt l'Ukraine pour renforcer la défense de Moscou que l'offensive de Dénikine menace dangereusement. Du 26 octobre au 5 décembre 1919, ses troupes pillent, violent et tuent de nombreux pacifistes mennonites qui accueillaient dans leur village l'armée Blanche en Ukraine. Le massacre d'Eichenfeld, par exemple, se solde en deux jours par la mort de 136 vieillards, hommes, femmes et enfants. Les mennonites vivaient dans les colonies relativement riches et employaient peu de journaliers extérieurs à leur communauté[1]. L'écrivain Fritz Senn, qui n'était en rien un historien, prétend [non neutre]dans sa nouvelle Panta Rhei que les mennonites auraient été des propriétaires terriens suffisamment avides pour bénéficier sans remords des avantages de l'esclavage (sans doute faut-il entendre servage)[réf. nécessaire], alors que celui-ci était déjà interdit à l'époque partout en Russie depuis 1861 et que ni le servage ni l'esclavage n'avaient jamais existé dans les colonies mennonites considérées comme peuplées de paysans libres depuis plus d'un siècle [réf. nécessaire]. Makhno mène la lutte jusqu'en 1919, contre les forces blanches et les troupes d'occupation allemande et autrichienne. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolchéviques, prennent les armes contre les rouges sous forme de guérilla. En août 1920, Makhno est blessé lors d'un combat contre l'armée bolchévique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l'Ukraine. D'abord en Roumanie, où Tchitchérine tente de le faire extrader et juger pour activité terroriste contre l'Ukraine, puis en Pologne. Il se rend ensuite à Dantzig où, de nouveau, il est détenu. Grâce à un petit groupe d'anarchistes locaux il s'évade pour rejoindre Paris où à la suite de rencontres intéressantes il fonde Dielo Trouda. Il y reprend ses activités mais sous un angle théorique (entre autres une critique de la défaite anarchiste russe et la question de l'organisation des anarchistes: Plateforme organisationnelle des Communistes libertaires[1]). Il meurt à Paris le 25 juillet 1934, laissant ses récits d'Ukraine inachevés. Source et suite |
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