| LE GUIDE DU DÉMOCRATE |
|
|
|
| Culture - Livres | |
| Jeudi, 17 Juin 2010 05:45 | |
Ou comment les idées reçues, dans nos sociétés « les plus avancées sur le plan de la marchandisation et de la mondialisation des échanges et des informations », forment la matière d’un langage où se donnent d’abord à voir la misère conceptuelle du démocrate, ses interrogations creuses et sa bonne volonté dénuée d’emploi. Cet essai facétieux engage la critique du démocrate contemporain par le moyen même de la langue dont il fait usage.Le Guide du démocrate est un ouvrage sur la démocratie vue par ceux et celles qui la vivent. Bienvenue dans une époque de l’indice, du sondage et des prévisions comme représentations ultimes, du caddy malin, du lavage de cerveau rigolo, de l’émotion sur commande, de la pulsion en promo partout, des projets personnalisés comme cadre, du coaching pour pas trop sombrer quand on commence à être largué et d’un marché de l’emploi soumis à des flux super-tendus et super-brutaux comme ambiance, le tout dans la terreur de faire partie de la vague de septembre :
« Par exemple, s’organiser pour faire vivre un agriculteur de sa production et dans le même temps nourrir des quartiers entiers (oui c’est possible) avec une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes et issue de l’agriculture biologique, c’est une super idée et plein de gens commencent à s’abonner aux paniers proposés par les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), mais dans leur immense majorité (eh oui) les démocrates pensent qu’ouvrir un sachet c’est facile mais que laver-éplucher-couper-cuire des légumes c’est pénible. En fait, et c’est bien déprimant, mais le démocrate préfère les chips ou le sachet de pâtes à passer au micro-ondes avec la sauce lyophilisé qui va avec plutôt qu’une soupe de patates douces au gingembre à qui prend 5 minutes à cuisiner. Dommage. » « On peut être très stressé et avoir la tête sur les épaules, aimer la clim de son monospace et avoir conscience qu’en transpirant dans les transports en commun non-climatisés on pollue moins, aimer arriver au bureau frais comme si on sortait de la douche, mais aussi vouloir être à l’heure pour le premier rendez-vous de la journée. Alors pourquoi ne pas se laisser tenter par le co-voiturage avec des personnes sympas qui roulent dans des modèles récents ? Certes, ça peut être dur, surtout si vous écoutez habituellement BBC World Service, Nostalgie ou NRJ et que votre co-voitureur est un accro de Rire & Chansons, mais être démocrate, c’est aussi savoir être souple, s’adapter facilement, tolérer chez les autres ce qu’on ne supporterait ni chez soi ni parmi ses proches et surtout savoir redéfinir en permanence ses critères d’évaluation de l’Autre. Source et suite |
|
Identifiez-vous
Nos sources
Les plus lus
- +30% de femmes battues : réagissons
- Une lesbienne partage avec sa compagne l'autorité parentale
- Dossier Tchernobyl : La catastrophe nucléaire.
- Jean Sarkozy est un «fils de» comme un autre
- Une figure de la mode pour la sécurité routière
- Bavure : Patrick Mohr, un citoyen arrêté parce que citoyen !!!
- Laure Manaudou à poil !
- Manifestation en Iran: les vidéos choc se multiplient sur le Net
- Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Eurodisney : La vraie photo !
- Coca chez les nazis :Un bon exemple de "pragmatisme économique"
Les derniers articles
- Mouton noir change d'interface
- DETTE - Le gouvernement dépouille la la Sécurité sociale.
- Où est passée la réforme des retraites des parlementaires ?
- Agressée pour avoir porté le niqab
- Prisons : «Nous devons être à 150 suicides depuis le début de l'année»
- Nouvelle émeute de sans-papiers à Cagliari, en Italie
- Un candidat républicain se déguise en SS
- Sarkozy prêt à réformer l'ISF avant 2012
- La préfecture expulse une maman kosovare… sans son fils
- L'épouse de Liu Xiaobo confirme être assignée à résidence



Ou comment les idées reçues, dans nos sociétés « les plus avancées sur le plan de la marchandisation et de la mondialisation des échanges et des informations », forment la matière d’un langage où se donnent d’abord à voir la misère conceptuelle du démocrate, ses interrogations creuses et sa bonne volonté dénuée d’emploi. Cet essai facétieux engage la critique du démocrate contemporain par le moyen même de la langue dont il fait usage.