| Le «socialisme numérique» |
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| Culture - Web | |
| Lundi, 06 Juillet 2009 04:44 | |
Qui est Kevin Kelly? Photographe, journaliste, écrivain un brin illuminé, il est, sinon LE gourou web par excellence, du moins l'un des zélateurs les plus affirmés d'Internet et de la cyberculture. Un technophile, qui a pour tribune la bible de la technophilie, le magazine américain Wired, dont il est d'ailleurs l'ancien rédacteur en chef. Connu pour ses envolées lyriques sur les potentialités émancipatrices du web, il va cette fois plus loin en affirmant avec un sens certain de la provocation que les pratiques d'un nombre croissant d'internautes (hackers ou simples amateurs du dimanche) s'apparentent à du «socialisme numérique».
L'argument de Kelly est le suivant: «Quand des tas de gens qui possèdent les moyens de production travaillent ensemble vers un objectif commun et partagent leur production, quand ils contribuent de manière bénévole et bénéficient librement des fruits de ce travail, il n'est pas déraisonnable de parler de socialisme». Et l'auteur d'isoler quatre niveaux d'implication des internautes: le partage, la coopération, la collaboration et enfin le collectivisme. Des exemples? La publication de photos, de vidéos, d'indications diverses (localisation de lieux sur des cartes, partage de bookmarks, etc.) sur des plateformes très fréquentées comme FlickR ou YouTube, illustre cette tendance à la mise à disposition gratuite de productions personnelles. Ce partage va plus loin quand les internautes vont au-delà de la simple publication et autorisent une réappropriation par d'autres de leurs œuvres par le biais d'accords ouverts comme les licences Creative Commons. L'encyclopédie collaborative Wikipedia est le résultat de tous les savoirs agrégés des amateurs éclairés sur tous les sujets possibles (on passe dans cet article sur les critiques régulièrement formulées sur cet outil par les sceptiques). Enfin, chaque jour, des milliers de hackers collaborent à des projets de logiciels open source, s'appuyant sur les travaux antérieurs pour apporter leur concours et réaliser des produits dont l'efficacité égale celle des logiciels marchands. Une organisation productive qui a peu à voir avec la logique verticale du développement de projets en entreprise. Source et suite |
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Qui est Kevin Kelly? Photographe, journaliste, écrivain un brin illuminé, il est, sinon LE gourou web par excellence, du moins l'un des zélateurs les plus affirmés d'Internet et de la cyberculture. Un technophile, qui a pour tribune la bible de la technophilie, le magazine américain